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Suite à la récente entrée en vigueur de la nouvelle loi sur les énergies renouvelables, le Maroc met en place le cadre légal qui marquera le début de l’ouverture et de la libéralisation d’un secteur prioritaire pour les autorités magrébines. La norme établit les bases de la production et de la commercialisation ultérieure de l’énergie provenant de sources propres, dont les exportations sont également envisagées pour la première fois.
Les conditions climatiques du Maroc sont très favorables au développement de ce type d’énergie, et les investisseurs étrangers le savent bien. Les espagnols, notamment, sont particulièrement conscients de l’avantage dont ils bénéficient à cause de la proximité géographique avec le Maghreb.
L’une des principales nouveautés repose sur l’établissement des conditions pour l’obtention des autorisations et des déclarations pour l’exploitation des ressources renouvelables, qui sont globalement simplifiées. Le système prévoit que la production d’électricité à partir de l’énergie éolienne, solaire ou issue de la biomasse, comprise entre 20 kilowatts et 2 mégawats, ne nécessitera qu’une déclaration préalable et non pas une autorisation. La production électrique provenant de sources éoliennes, solaires ou issue de la biomasse qui dépasse 2 mégawatts nécessitera, elle, une autorisation ministérielle.
Toutefois, la nouvelle loi ne détermine pas les prix de vente, les entreprises productrices devront donc négocier au cas par cas avec l’Office national de l'électricité (ONE). Cet office va perdre pour la première fois le monopole de la production.
Cette nouvelle loi va permettre l’implantation au Maroc du Projet Desertec, une initiative privée, et du Plan solaire méditerranéen, sous la houlette de l’UE. Ils visent à produire de l’énergie dans le désert du Sahara pour ensuite l’exporter en Europe.
En novembre dernier, Mohamed VI annonçait publiquement à Marrakech la mise en place du dénommé Plan solaire marocain, une convocation internationale qui prévoit de construire cinq grandes centrales qui produiraient 40% de l’énergie en 2020.
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