Tomás Villanueva, le vice-président second et ministre espagnol de l’Économie et de l’Emploi, a lancé un appel aux entreprises du secteur automobile pour qu’elles viennent travailler au Maroc, car selon lui, le pays va devenir « un centre important de ce secteur dans le monde ».
M. Villanueva, qui a participé à une rencontre de l’Observatoire de l’Automobile de Castille et Léon au Parc Technologique de Boecillo, a rappelé que la Junta (le gouvernement régional) travaille depuis plusieurs mois dans ce pays du Maghreb et a appelé les entreprises à « évaluer » cette possibilité, qui permettrait d’« éviter des délocalisations et aiderait les entreprises à s’internationaliser et à se consolider ».
Le vice-président économique a indiqué que la Junta travaille déjà au Maroc avec 15 entreprises de la Communauté « intéressées par le fait d’en examiner les possibilités ». De même, il a indiqué que l’alliance Renault-Nissan va y ouvrir un centre de production qui fabriquera aux alentours de 400 000 véhicules en 2010. À ce sujet, il a souligné que cet aspect, plutôt qu’une « menace, est une grande opportunité pour l’industrie de l’automobile dans la région ». En ce sens, il a demandé au gouvernement espagnol de collaborer parce que, finalement, « cette possibilité assurera, du fait d’une stratégie logistique, un bon avenir en Espagne et en Castille et Léon ».
M. Villanueva a indiqué que la Communauté travaille « très sérieusement » au Maroc, où des rencontres ont déjà été organisées avec des autorités de ce pays du Maghreb, « impliquant le développement industriel, non seulement de Renault-Nissan, mais aussi de toute l’organisation logistique, en matière d’infrastructures, de grands espaces entrepreneuriaux et le Port de Tanger, entre autres ». « Nous travaillons pour que la Castille et Léon et ses entreprises développement des stratégies qui nous permettront d’être compétitifs ici, dans la Communauté, au niveau de l’industrie dans ce secteur, mais avec la possibilité du Maroc ».
|