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Un cadre dirigeant est un salarié qui a de larges pouvoirs d'administration et de gestion en ce qui concerne les objectifs généraux de l'entreprise et qui exerce son autorité de façon autonome et en toute responsabilité, sous la seule autorité de l'organe de direction de la société.
Les conditions de travail de ces dirigeants sont assujetties à moins de restrictions que celles des salariés ordinaires.
En règle générale, les parties, employeur et cadre dirigeant, disposent d'une grande marge de manœuvre pour définir leur relation contractuelle.
Les cadres dirigeants peuvent être licenciés sans motif ("désistement") avec un préavis minimum de trois mois, auquel cas ils ont droit à une indemnisation de sept jours de salaire en numéraire par année d'ancienneté, avec un maximum de six mensualités, sauf accord contractuel établissant d'autres modalités d'indemnisation.
De même, le cadre dirigeant peut renoncer librement à son contrat, en donnant un préavis de trois mois.
Par ailleurs, certaines causes de résiliation du contrat par le cadre dirigeant, énoncées par la réglementation, lui ouvrent droit aux indemnités convenues et, à défaut à celles qui sont prévues en cas de résiliation du contrat par l'employeur.
Inversement, un cadre dirigeant peut être licencié pour une des causes stipulées dans la réglementation générale du travail (causes objectives ou mesure disciplinaire).
Si le licenciement est déclaré abusif, le cadre dirigeant a droit à 20 jours de salaire en numéraire par année d'ancienneté, jusqu'à un maximum de douze mensualités, sauf autre accord contractuel.
Il faut noter que l'indemnisation légale minimum des cadres dirigeants est actuellement inférieure à celle des salariés ordinaires. Toutefois, les contrats des membres du personnel de direction stipulent en général des clauses d'indemnisation supérieures à ce plancher légal.
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